Les langages de l’amour : 5 moyens de parvenir à communiquer

De la part d’une célibataire pure et dure, j’avoue que c’est assez hilarant de me voir lire ce genre de livres.

Mais, l’avantage de cet ouvrage, c’est qu’il n’est pas uniquement centré sur les relations de couples. Bon, évidemment, il y en a les 3/4 du livre, et même que c’est quand même hyper interessant.

Attention, j’explique !
(et je vais pas répèter !!)

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L’appel de l’Ange

L’appel de l’Ange, livre écrit par Guillaume Musso.

New York, aéroport Kennedy.
Elle rentre en France, lui vient récupérer son enfant à la sortie de l’avion.

Ils n’ont rien en commun, n’auraient même pas dû se voir.
Et pourtant… Continue reading

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Je ne sais plus pourquoi je t’aime

Naomi a 17 ans.
Mais Naomi a un très léger (mais vraiment très très léger) problème.

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Les deux vies de Charlotte Merryweather

Charlotte a 32 ans.
Dans la vie, elle a réussi, selon les critères actuels.
Elle est à la tête d’une petite agence de communication, plutôt prospère.
Elle a un compagnon qui est adorable.

Bref, elle est heureuse.
Du moins, elle le croit.

Jusqu’à ce qu’elle croise sa voiture d’il y a dix ans… Ainsi que celle qu’elle était.

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Un sponsor de rêves

Voila le temps (des cathédrales, comme dirait l’autre dans le bossu de Notre Dame. Enfin le poète le dit, pas le bossu. Parce que lui, à part chanter qu’Esmeralda est belle…)

Bref.

Voila le temps de l’article qui fait que j’aimerai qu’un sponsor puisse exister pour une telle chose, mais que c’est même pas en rêve.

Je t’essplique.

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Le théâtre, la philosophie et moi

J’ai une grande passion dans la vie.
Oui bon d’accord, j’en ai trois.
La bouffe, la philo et le théatre.

Oui, la bouffe est une passion, et alors ? ^^

J’ai commencé le théâtre, un peu, totalement par hasard.
En 3ème, ma prof de français avait décidé de monter un spectacle, avec l’aide d’une intervenante professionnelle dans le domaine du théatre.

Elles nous ont fait écrire des textes sur l’adolescence (ma passion pour l’écriture pouvait enfin s’assouvir)(ah oui, ben ca fait 4 passions alors), nous ont fait travailler des textes sur l’enfance et l’adolescence, sur le rapport aux parents durant cette période.

Et, grande comédienne dramatique dans l’âme devant l’éternel, je me suis mise à devoir jouer un extrait d’Electre, de Giraudoux.

Pour te situer et te rappeler le mythe (oui, parce que j’adore la mythologie grecque et le mythe des Atrides est l’un de mes préférés) (et puis qu’un petit moment culturel, ca peut pas te faire de mal, d’abord… ^^): Electre est la fille d’Agamemnon (le roi de Mycènes) et de Clytemnestre. Elle a un frère, Oreste, et une soeur, Iphigénie.
Lors de la guerre de Troie, son père a sacrifié Iphigénie sur un autel destiné à une déesse. Selon les versions, il s’agit de la déesse Artémis, parce que l’un des partisans d’Agamemnon (ou Agamemnon lui-même) aurait tué une biche (l’animal sacré d’Artémis, si ma mémoire est bonne, mais je ne suis plus certaine sur ce coup-là). Et Artémis, pas contente pour deux sous, lui aurait ordonné de tuer sa fille à laquelle il tenait énormément (comme Artémis à sa biche) pour racheter sa faute.

Ils étaient loin d’être cools parfois, les dieux de l’Olympe.

Bref, Agamemnon sacrifie sa fille, se rachète aux yeux de la déesse, pas aux yeux de sa femme qui, loin de piquer sa crise, décide tout bonnement de l’assassiner lors de son retour de la guerre de Troie.

Alors, elle ou Egisthe (son amant), ca dépend des versions, mais ce qui est sur, c’est que le pauvre Agamemnon passe l’arme à gauche assez rapidement.

Et donc, mon Electre, la dedans ?

Folle furieuse, évidemment.
Contre sa mère et son beau père (puisqu’une fois Agamemnon mort, il est monté sur le trône. Là ou y’a de la gêne, y’a pas de plaisir !)
Et comme le meilleur moyen de régler un problème, la dedans, c’est de le supprimer, Electre se met en tête de tuer sa mere et Egisthe, grâce à l’aide de son frère Oreste. Enfin, lors de son retour, parce que Clytemnestre l’a abandonné au moment de l’assassinat d’Agamemnon.

Mais il finit par revenir, assouvir la vengeance de sa soeur en tuant sa mère et son beau-père.
Et je précise bien la vengeance de sa soeur parce que lui ayant été élevé bien loin de toute cette histoire (le veinard), il n’avait pas forcément d’esprit de vengeance. Dans certaines versions, on dit que c’est l’Oracle de Delphes qui lui aurait dit de retourner chez lui et de faire l’assassinat.

La scène que j’ai joué en 3eme se situe après la mort d’Agamemon et avant le retour d’Oreste.

Je suis quelqu’un de naturellement timide. A cette époque là, limite j’étais hyper mal dans ma peau, et parler me faisait rougir comme une folle.
Avant de monter sur la petite scène qui avait été installée dans la cour pour l’occasion, je tremblais comme jamais j’ai tremblé de ma vie, j’avais les larmes aux yeux, une nausée terrible. Je ne savais plus mon texte, je voulais juste partir en courant.

C’est une copine de l’époque (que je cotoie toujours d’ailleurs) qui m’a poussée dans le dos pour que j’entre sur scène.

Et là,  ca a juste été magique.
Je ne savais pas d’ou venaient les mots, mais ils sortaient. Je ne sais pas d’ou sortait toute cette haine, cette rage, cette voix du fond de mes entrailles et qui ne ressemblait tellement pas à la mienne.

Je n’étais plus moi, L’Anonyme.
J’étais Electre, furieuse de haine contre ma mère.
J’avais soif de vengeance.
J’étais comme possédée.

Ce jour là fut une véritable révélation.
Ce que j’avais ressenti ce jour la en montant sur scène, je le ressens encore à chaque fois que je monte sur une scène de théatre.

Pendant 3 ans, au lycée, j’ai fait partie de la troupe théatre.
A chaque fois, la même émotion, le meme stress en entrant sur scène. Le coeur qui bat tellement vite et tellement fort qu’on a l’impression qu’il va exploser.
Et malgré tout, la voix qui est posée, l’air de rien.

Le théatre a toujours été mon défouloir émotionnel.
Pour ma dernière année au lycée, l’animatrice de l’atelier (qui est à présent une de mes amies) m’a fait faire un monologue d’une puissance émotionnelle terrible.

C’était même pas un monologue, à vrai dire.
C’était juste un mot : maman.
Maman, mais sur différents tons, intonations et je devais finir par un seul cri de « Maman ».

Aujourd’hui encore, alors que ca va faire 6 ans que j’ai quitté l’établissement, les gens s’en souviennent encore (forcément, les lycéens de mon époque ont des petits frères et des petites soeurs, comme moi, et comme moi, ils continuent d’assister chaque année aux représentations du théatre).

J’ai continué à la fac, durant la licence.
Mais arrivée au Master, j’ai dû arrêter pour cause d’emploi du temps déja légèrement surchargé (je t’en parlerai de mes deux années de master, si ca t’interesse…)

J’ai pu reprendre cette année, avec la troupe du collège ou je travaille.
Et c’est juste un véritable bonheur de se replonger dans les textes, de répéter, de rire, de chercher l’intonation à donner, la couleur du personnage.

Le théatre, c’est ma vie.
Et sans théâtre, il me manquerait une partie de celle que je suis.

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La citation du jeudi

 

Ce livre fait partie de ma LEA (Livres En Attente)
Faisait partie serait plus exact.

En effet, je viens de le finir.
Je te raconte donc l’histoire…
Les histoires, en vérité. Car il y en a deux en parallèles.
Celle de William et celle de Baybars.
Le premier, au début du livre, est sergent dans l’Ordre du Temple. Le second devient Emir en assassinant son prédécesseur.

Tout commence de la façon suivante : William est un jeune adolescent qui souhaite ardemment devenir Templier, pour suivre les pas de son père et se faire pardonner par ce dernier (de quoi, ca tu le découvriras en lisant le livre).
Garin, son meilleur ami, se trouve être le neveu d’un des Maitres (le maitre étant un chevalier qui te forme, te donne les ordres, etc etc).
Il se trouve que les Templiers ont de l’argent, des ressources, et en donnent au roi Henri III. Mais un jour, ils exigent de se faire rembourser, ils ont besoin de cet argent pour commencer une croisade. Or, le roi ne pouvant payer, ils exigent les joyaux de la couronne en gage. Ce que fait le roi.

Mais (parce qu’il y a toujours un mais !) le fils du roi, Edouard, a très peu apprécié de se faire griller ses joyaux qui doivent lui revenir de droit, le jour ou il sera couronné.
Il envoie alors un de ses hommes de mains chercher Garin pour que celui ci lui dise le trajet que prendra les joyaux. Son but est bien sur de les recuperer. Garin, sous la menace (tuer sa mere, tout ca tout ca, très sympa comme menace d’ailleurs), lache le morceau.

Fin du premier acte.

Les joyaux prennent donc la route, accompagnés de nos deux loulous et de leurs maitres (William, Garin et leurs deux maitres) et d’une tripotée de gens, dont la reine (t’as pas cru quand même que le roi allait laisser ses joyaux comme ca ?)
Sauf que, comme rien ne se passe jamais comme prévu, ceux qui étaient chargés de récupérer le jackpot lancent une méga bataille. Résultat, plein de morts. Dont les deux maitres de nos loulous.

En parallèle, tu as Baybars, guerrier musulman qui vit sur la terre sainte et souhaite la récuperer. C’est a dire exterminer tous les « infideles ».

A un moment donné, Garin, William et Baybars vont être sur la même terre et vont guerroyer, les uns contre les autres ou ensemble.
Je ne t’en dis pas plus, après tout tu n’as qu’à lire le livre (qui est passionnant si la question de la religion t’interesse.)

La citation du jeudi est issue de ce roman magnifique :

« Cette haine réciproque ne cessera que quand l’un des parties prendra assez de recul pour dire cette vérité au reste du monde.
Nos trois religions sont inextricablement liées par la foi, la tradition et leur lieu de naissance. Nous sommes de la même famille, chacun avec sa propre identité et sa propre personnalité, mais nous venons de la même matrice et nous avons grandi dans le même berceau.
(…) Nous sommes comme des frères se disputant l’affection de leur père ».

 

La religion est une question qui m’a toujours beaucoup intéressée.
Je suis catholique, chrétienne, baptisée, ayant fait sa communion et sa confirmation, j’ai des années de catéchisme derrière moi, j’ai été dans un lycée privé et si un jour je dois me marier, j’espère pouvoir le faire dans une Eglise.

Pourtant, lorsque j’ai eu mon entretien pour mon pré-accord (pour enseigner dans un établissement catholique après mon CAFEP de Philo), à la question du jury: « pensez vous pouvoir faire la catéchèse si je vous demande de l’enseigner, bénévolement », je crois que j’ai chié dans la colle pour ma réponse.

Qui fut la suivante, en substance :
Que ce soit bénévolement ou non, je m’en fiche. je suis du genre à travailler sans compter, juste pour le plaisir de faire ce que j’aime. (Ce qui fait parfois hurler mes deux chefs CPE qui ne comprennent pas que je me fasse bouffer comme ca. Je crois que ca les exaspère.)
Pour ce qui est du catéchisme…. je pense que ce serait plus complexe. Je suis « catholique, chrétienne, baptisée, ayant fait sa communion et sa confirmation, j’ai des années de catéchisme derrière moi, j’ai été dans un lycée privé et si un jour je dois me marier, j’espère pouvoir le faire dans une Eglise », mais….. je doute.

je crois que c’est le « je doute » qui n’a pas dû plaire.

Je veux dire, la culture catholique c’est ma culture. Toute notre histoire, notre philosophie, notre patrimoine dépend de cette culture.
J’ai une croix que j’ai demandé à mon anniversaire il y a quelques années et je suis fière de la porter. je suis fiere de mes origines, de ma culture.

Pourtant, et c’est là que le bat blesse, je pense, parce que pourtant… je ne peux m’empêcher de penser. Ma formation de philosophie m’a au moins aidée à cela.
Je pense qu’il y a Quelque Chose qui existe. Qui a fait que nous sommes là. Une Force (pour lui donner un nom autre que celui que les religions lui donnent déja).

Mais je pense que tout ce qui habille après nos religions, les dogmes, les rites, les livres ne sont fait que pour les hommes et par les hommes.
Je ne suis pas habituellement d’accord avec Marx, mais là, je ne peux que l’approuver lorsqu’il dit que « la religion est l’opium du peuple ».

C’est pour cela que je trouve la citation du livre tellement juste et tellement belle.

Je trouve ca très dommage que les hommes ne puissent pas s’entendre malgré leurs différentes croyances.

J’espère qu’un jour, même si la question de la croyance ne sera jamais réglée, les gens se respecteront malgré leurs différences.

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